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declaration AFP du 22 nov 2015

Le syndicat sud solidaires BHV, a à plusieurs reprises appelé ses adhérents et les salariés du magasin à se mobiliser contre les ouvertures dominicales pensant que celles-ci ne sont ni un modèle social ni une une possibilité de pérennité pour l’entreprise.

Nous sommes intervenus notamment lors de la consultation des organisations syndicales à la mairie de Paris insistant sur le rôle essentiel du repos dominical comme lien social et familial. Pourtant, avec le soutien d’une couverture médiatique favorable au travail dominical, le Gouvernement a choisi de répondre à la demande d’une éventuelle relance de l’économie au détriment de la vie associative, culturelle et familiale.

Suite à la promulgation de la loi Macron et les définitions des Zones touristiques internationales en septembre dernier notre organisation pragmatique, décide de rentrer en négociation sur l’établissement de Rivoli/Marais, considérant que les contreparties doivent être plus importantes puisque les salariés du BHV se sont largement mobilisés.

Le Bhv Rivoli est un magasin généraliste, il reste une exception, conservant un effectif de salariés maison à plus de 50%. Il se doit de proposer à ses salariés des compensations salariales et des mesures adéquates en vue de faciliter les ouvertures dominicales.

Depuis donc 3 mois, les négociations se sont poursuivies avec comme résultat, un projet qui est aujourd’hui mis en consultation pour approbation par les salariés.

Ce suffrage, demandé pour avaliser le projet a recueillit aujourd’hui un avis négatif.

Force est de constater que de nombreux votes se sont exprimés, un vote bien plus important que pour les élections professionnelles, nous nous devons d’en tenir compte.

1277 bulletins, 640 Non, 627 OUI.

Le syndicat SUD SOLIDAIRES BHV ne signera donc pas cet accord.

Pour le syndicat SUD SOLIDAIRES BHV, Jean Claude BIGEL Secrétaire Général.

Projet d’ouverture dominicale

NEGOCIATIONS ACCORD BHV MARAIS SUR LES DIMANCHES
EXPRIMEZ-VOUS !

En cette période compliquée et chargée socialement nombreux d’entre vous se demandent pourquoi, nous, Sud Solidaires BHV, avons décidé de négocier au sujet du travail dominical ?

Tout d’abord nous tenons à préciser que nous avons été, et nous sommes toujours foncièrement convaincus que le travail dominical n’est ni un modèle social, ni une solution de pérennité pour l’entreprise mais la promulgation de la loi Macron ne nous laissait que deux cas de figure :

1. Soit nous refusions toute négociation et attendions un accord de branche et dans ce cas, nous savions très bien que nous n’obtiendrions qu’un accord au rabais qui ne bénéficierait qu’au patron et ne prendrait pas en compte toutes les spécificités liées au BHV.
2. Soit nous acceptions de négocier en faisant au mieux afin que les salariés du BHV aient une réelle contrepartie et ne soient pas obligés de jeter leurs vies sociales aux oubliettes.

Pris entre le marteau et l’enclume, nous avons décidé d’agir là où l’immobilisme aurait été une solution de facilité. La seule question qu’il faut se poser à l’heure actuelle est : préférons-nous être spectateur ou bien acteur de nos vies ?

Certains diront « SUD SOLIDAIRES BHV retourne sa veste », ce à quoi nous répondons qu’il est bien plus facile de parler que d’agir. Nous l’avons déjà dit et nous le répétons RIEN NE SE FERA SANS VOUS !

Notre démarche n’a qu’un seul but, s’assurer que le volontariat soit respecté et que les salariés travaillant le dimanche aient des compensations en adéquation avec le sacrifice qui leur est demandé et puissent revenir sur leurs décisions.

Ainsi, lors de la dernière négociation du 5 novembre nous avons obtenu des contreparties financières et sociales supérieures à celles envisagées au départ ou au niveau des propositions de branche de l’UCV.

Cet accord soumis à votre avis fixe des limites et s’appuie sur une réalité.

Face à la précarité existante dans notre entreprise, les difficultés financières de certains collègues, le travail du dimanche est une réalité au BHV, comme dans toutes les entreprises du commerce. Nous devions en tenir compte.

Il répond aussi à notre volonté de renouer avec une politique d’emplois, 150 ou 200 embauches prévues en fonction des salariés volontaires travaillant en semaine, ce n’est pas rien !!!
(Pour rappel l’accord 35 heures de 2000 ne prévoyait que 90 emplois sur l’ensemble de la société.)

Nous avons obtenu aussi l’augmentation des horaires des temps partiels qui le souhaiteraient, ainsi que l’octroi pour certains du samedi comme jour de repos hebdomadaire.

La limitation à 15 dimanches travaillés pour le personnel de semaine lié à la vente est aussi un garde fou pour la vie familiale et associative.

Par ailleurs, il nous a semblé important de faire reculer la direction sur son projet de nouvelle rémunération vendeur qui prévoyait d’augmenter le seuil de déclenchement à partir de 100% d’indice au lieu de 90 actuellement.

La nocturne du mercredi est abandonnée et les horaires du dimanches sont fixés de 11h à 19H.

Les chèques Césu pour la garde d’enfants et la prise en charge des frais de transport en cas de co-voiturage sont des avantages supplémentaires pour les salariés travaillant le dimanche.

Malheureusement, nous n’avons pas pu obtenir l’ensemble de nos revendications, car nous avons été pratiquement les seuls pour négocier les contres-parties, la CGT et la CFTC préférant rester spectateurs dans ces négociations.

La situation financière du BHV n’est pas saine, les perspectives d’évolution du chiffre d’affaire à court terme vont être lourdement impactés par les attentats, Il est de notre responsabilité d’essayer d’assurer au mieux la pérennité de nos emplois.

La consultation du personnel sur cet accord des dimanches est un moment important dans la vie sociale de l’entreprise, ne vous laissez pas influencer, exprimez-vous.

Pour rappel pour 2016, les 12 dimanches dit du maire suite à la loi Macron si pas accord au BHV seront rémunérés :
1 jour de récupération + 1 repos dans la semaine+ paiement 100%

Le syndicat SUD-SOLIDAIRES BHV appelle les salariés travaillant au BHV à prendre ses responsabilités comme toute l’équipe SUD SOLIDAIRES BHV l’a fait.

Point sur les négociations des ouvertures dominicales au BHV/Marais

Objet : Point sur les Négociation ouvertures dominicales au BHV/Marais

1. Notre position syndicale :

Le syndicat Sud Solidaires Bhv réuni en assemblée générale le 6 octobre 2015 avec à l ordre du jour notamment les ouvertures dominicales a approuvé la décision de la commission exécutive du 28 août dernier concernant la décision de la demande d ouverture des négociations sur ce sujet.

Suite à la parution des décrets de lois concernant les ZTI et le travail dominical, l’assemblée générale, après des débats animés et constructifs à la majorité des présents a réaffirmé la volonté d’être ferme sur:
• le pur volontariat avec un contrôle et un planning annuel fixé à l avance par salarié concerné.
• Une contrepartie financière importante.
• La possibilité aux temps partiels d étendre leurs amplitudes horaire.
• L’abandon du nouveau dispositif de rem vendeur pour les employés
• La création d’une équipe de fin de semaine avec l’embauche d’un personnel dédié.
• Un effectif suffisant rayon par rayon service par service tout le long de la semaine
• La possibilité pour les administratifs qui en feraient la demande d’effectuer jusqu’à 3 ouvertures.

Le syndicat Sud Solidaires BHV demande que chaque salarié soit décideur et acteur de l avenir de notre enseigne c’est pour cela qu’il a demandé à la direction que les salariés Bhv soient consultés sur la mise en place de ce dispositif.

2. Cadre des négociations au BHV/Marais

La réunion 0 a été tenue le 18 septembre 2015 fixant le calendrier (7 et 20 oct.,5 nov.) et le cadre des discussions, toutes les organisations syndicales représentatives étaient présentes (cgt,cftc,cgc,sud solidaires).

Aujourd’hui 7 octobre en réunion 1, Sud Solidaires BHV a demandé d’aborder dans le détail les dédommagements octroyés aux personnes effectuant les ouvertures dominicales et qui font l’objet d’un contrat spécifique travailleur fin de semaine (garde des enfants, exercice droit de vote, transport, restauration, possibilité de transformer leur contrat en contrat travail en semaine selon disponibilité et critères)

D’autre part notre syndicat a réaffirmé sa volonté de ne pas étendre le travail dominical à toute la population Bhv, démonstration et personnel extérieur compris , restant convaincu que le travail dominical nuit à la vie familiale, associative et culturelle et ne peut pas être un modèle social.

Il faudra rapidement abordé les compensations pour les salariés travaillant la semaine et exceptionnellement travaillant le dimanche.

Paris le 7 octobre 2015.

Travail dominical

TRAVAIL DOMINICAL AU BHV

Comme vous le savez, le syndicat SUD-SOLIDAIRES BHV, a pendant de nombreux mois combattu le projet des ouvertures dominicales des magasins à vos côtés, et avec d’autres organisations syndicales pour essayer de contrer la loi Macron. Force est de constater qu’aujourd’hui cette loi a été votée et s’impose donc à tous les salariés du Commerce des Grands Magasins, que ce soit au travers d’un accord de branche ou par un accord d’entreprise.

Pour autant, nous ne pouvons laisser les organisations syndicales habituelles négocier à minima au niveau de la branche professionnelle (UCV) les modalités et contreparties de l’ouverture du magasin le dimanche, fixées déjà légalement pour les Zones Touristiques Internationales.

C’est la raison pour laquelle, le syndicat SUD-SOLIDAIRES BHV a décidé de prendre l’initiative de demander l’ouverture immédiate des négociations sur la base de nos revendications suivantes :

- Embauches en CDI d’une équipe fin de semaine (samedi – dimanche / dimanche – lundi) ;
- Augmentation du nombre d’heure pour le personnel temps partiel intéressé ;
- Accès au travail du dimanche pour tous les volontaires BHV et ou travaillant au BHV avec droit de retour et contrôle des organisations syndicales ;
- Paiement et récupération des dimanches travaillés à hauteur de ce qui est pratiqué aujourd’hui au BHV ;
- Abandon du projet de modification du système de rémunération des vendeurs ;
- Avalisation du futur accord d’entreprise par voie de référendum.

Le syndicat SUD-SOLIDAIRES BHV reste convaincu que le travail dominical n’est pas un modèle sociétal, ni une solution de pérennité pour l’entreprise. Nous ne pouvons pas laisser pour autant les syndicats réformistes négocier sur les seules bases patronales. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de vous associer à la négociation avec le BHV pour trouver l’équilibre nécessaire entre vie professionnelle / Familiale et Associative.

Rien ne se fera sans Vous !

Paris, SUD-SOLIDAIRES BHV, le 03 septembre 2015

réorganisation acceuil encaissement

 

Le grand bluff (tract distribué le vendredi 12 juin)

Suite à l’audit dans lequel de nombreux collaborateurs ont pointés du doigt de nombreux dysfonctionnement (copinage, mépris des règles sur les droits des travailleurs en difficulté Etc…)

La Direction a décidé de restructurer l’Accueil Encaissement. Principe que Sud Solidaires BHV a approuvé en votant « Pour » en C.E et « Abstention » en CHSCT confiant dans la direction pour régler les problèmes.

Mais au vue des résultats de cette « Restructuration » nous hésitons entre applaudir des deux  mains la « carotte » de la décennie ou alors rigoler à la pire blague « Carambar » ayant jamais existé.

En effet, comment peut on appeler cela une restructuration si on prend les mêmes et on recommence !

Peut on croire que le copinage va disparaître alors que ceux qui étaient pointés du doigt dans l’audit restent quasiment à la même place ?

Des postes dans des bureaux (hotline) ont été créés, et auraient pu grandement améliorer les conditions de travail de certains collaborateurs ayant des restrictions médicales et pourtant la direction n’a pas proposé à ces personnes de passer les tests pour accéder à ses postes.C’est ça rétablir la justice au sein de l’Accueil Encaissement ?

De la même façon les tests pour les postes d’encadrants n’ont pas été proposés aux hôtes et hôtesse de caisse, alors que nombreux d’entre eux auraient eu les capacités nécessaires pour ce poste.

Une fois de plus la Direction a effectué ses choix à la tête du client et non en fonction des capacités de chacun. En conséquence de quoi, nous, Sud Solidaires bhv, désapprouvons totalement cette « restructuration » qui à nos yeux n’est ni plus ni moins qu’un pansement sur une jambe de bois.

Les conséquences négatives de cette réorganisation sont déjà visibles car plusieurs salariés sont en souffrance aujourd’hui.

Au nom de la justice et de la santé mentale des salariés, nous demandons que la direction revoie sa copie.

Mon mur des cons

Je sais, on est tous le con de quelqu’un. Mais quoi, ne peut-on se laisser aller à rêver ?

En tant que salarié mon « mur des cons » serait décoré des photos  de nos dirigeants.

D’abord il y aurait ceux qui, en plein essor économique quand le BHV était reconnu pour son expertise dans de nombreux domaines, n’ont pas su conquérir les marchés qui s’offraient à eux. En bourgeois adeptes de la gestion patrimoniale et de la rente, alors qu’ils auraient pu développer des enseignes spécialisées, ils se sont contentés d’engranger de la trésorerie. A tel point que la rentabilité financière était devenue plus importante que la rentabilité d’exploitation. Si il y avait eu un peu plus de prise de risque et d’investissements productifs  aujourd’hui, nous aurions des « BHV Bricolage », des « BHV Literies », des « BHV Décoration », des « BHV Papeterie et Arts Créatifs » émaillant tout l’hexagone. Ils ont bien essayé de diversifier en créant une chaine de Disquaire  « MUSIC WAY » !!! Visionnaire non ? Ils ont aussi voulu dupliquer le concept Grand Magasin mais sans la bonne superficie ni la bonne zone de chalandise, donc rustine après rustine, leurs baudruches se sont dégonflées.

Et puis il y a eu l’arrivée des GL, qui après s’être largement servi dans la trésorerie du BHV ont mis en place d’autres dirigeants tout aussi éclairés et à même de décorer mon « Mur des Cons ». Des utopistes voulant transformer le bazar en BAAZAR. Des escrocs espérant faire du Grand Magasin un Grand Commerce de Bric à Brac d’Import Asiatique. D’autres encore, fils de…, imaginant qu’une entreprise se gère comme une partition de jazz, laissant l’improvisation faire son œuvre.

Je sais, je ressasse souvent cette litanie « Qu’ont-ils fait de tout nos savoir-faire et de toutes nos énergies », quand j’imagine ce que nous aurions pu être et ce que nous sommes devenus, l’envie de jeter des fléchettes sur mon «Mur des Cons »  est irrépressible.

Aujourd’hui d’autres femmes et hommes ont le destin de l’Entreprise entre leurs mains. Ce qu’ils en font ou ce qu’ils veulent en faire nous le vivons au quotidien. A chacun de juger suivant son passé dans l’entreprise ou suivant l’avenir qu’il s’y donne.

Ce que j’espère c’est que jamais ils ne viennent décorer mon « Mur des Cons » car, il est possible que ce soit les derniers.

temps des cerises numéro 19 juillet aout 2013

Alain HIMBERT

ACCORD SECURISATION DE L’EMPLOI :

francoisL’accord du 11 janvier 2013 signé par le patronat et trois syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, CGC) représentant 38,7 % des voix aux dernières élections Prud’homales, marque une étape dans les relations sociales Françaises. Rarement un accord de ce niveau n’aura entériné autant de reculs pour les salariés.

Ainsi, ce n’est pas de sécurisation de l’emploi dont il est question dans cet accord élaboré par le MEDEF, car la sécurisation n’y est conçue qu’au profit des entreprises pour se prémunir de toute obligation de transparence et de justification, et se constituer une véritable immunité judiciaire.

Les contreparties lâchées par le patronat aux syndicats signataires ne sont que des mesurettes qui n’ont en réalité pas d’autre objectif que de créer un véritable statut de la précarité pour mieux développer ce marché du travail précaire qui désespère tant les salariés, ainsi :

La taxation des CDD courts sera aisément contournée en allongeant la durée des contrats au-delà des seuils, ou en remplaçant les CDD par des contrats d’intérim ; le coût de ce dispositif estimé à 110 millions d’€uros pour le patronat sera largement compensé par la réduction des cotisations sociales de 155 millions d’€uros obtenues par le biais des embauches de CDI de jeunes de moins de 26 ans.
La couverture Santé Complémentaire Généralisée, elle est renvoyée à la négociation de branche et en cas d’échec, ce n’est qu’en 2016 que toutes les entreprises seront tenues d’assurer la couverture d’un « panier de soins » limité, le tout financé à moitié par les salariés. Cette pseudo avancée s’inscrit dans une dégradation générale des remboursements de santé et se fera au seul profit des assurances privées qui voient là un marché juteux.
Les droits rechargeables des chômeurs renvoyés à la renégociation de la Convention UNEDIC, sans « aggraver le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage » équivaut à dire que ce qui sera donné à certains chômeurs sera enlevé à d’autres…

Le patronat quant à lui peut se féliciter de l’accord. Il gagne à la fois une plus grande flexibilité et une plus grande sécurité juridique, car il obtient tout ce qu’il rêvait depuis des décennies, ainsi :

- En cas de baisse d’activité, les employeurs pourront au travers d’accords majoritaires des organisations syndicales, entreprise par entreprise : Moduler, Augmenter le temps de travail et Baisser les salaires, le refus du salarié donnant lieu à la rupture du contrat de travail pour motif économique non contestable, l’accord majoritaire des organisations syndicales de l’entreprise lui conférant une cause réelle et sérieuse.

- Pour le Personnel Temps Partiel, l’accord prévoit le lissage du temps partiel sur l’année, exemple : un temps partiel de 24 heures hebdomadaire ne sera plus apprécié et calculé hebdomadairement, mais sur l’année au gré de l’activité, le personnel Temps Partiel se verra donc imposé une flexibilité et une modulation horaire inconciliable avec la vie personnelle.

Mais cet accord de dupes, s’il a le malheur d’exister doit être ratifié par le parlement et c’est maintenant qu’il nous faut peser pour que les Elus de la Nation le réforme totalement, car la majorité de gauche au Parlement n’a pas été élue pour mener une politique d’inspiration aussi nettement libérale.

Car ne nous leurrons pas, la véritable sécurité pour le salarié, c’est celle de conserver son emploi, ou d’en retrouver un, pérenne et digne, dans des délais très brefs, et non celle consistant à obtenir des droits sociaux maintenus en cas de perte d’emploi en contrepartie de la possibilité de perdre plus facilement celui-ci.

Tant il est vrai qu’il est totalement illusoire d’obtenir des droits nouveaux potentiels pour les salariés les plus précaires si cela se fait en contrepartie d’une précarisation générale de l’ensemble des salariés.

Sylvie NICOLIER

les bons conseils de mamie Louise

NOUVEAUX DELAIS DE PRESCRIPTION POUR LES PRESTATIONS SOCIALES

Vérifiez vos bulletins de paie

Selon la loi du 17 juin 2008 et la Circulaire DSS/2010/260 du 12/07/2010,

 « Les prestations Assurances Décès, Maladie, Maternité, Accidents du Travail et Allocations Familiales sont prescrites après 2 ans que les conditions pour recevoir les prestations ont été remplies »

Ainsi, selon les articles L. 332-1, L.431-2 et L.553-1 du Code de la Sécurité Sociale, nul ne peut (Sécurité Sociale, Caisse d’Allocations familiales ou Employeur en cas de subrogation des indemnités journalières) réclamer un trop perçu de  prestations sociales quelconques au-delà de 2 ans après leur paiement initial.

Le BHV quant à lui continue de considérer que le délai de prescription est toujours de 5 ans et effectue allègrement des retenues sur salaires d’indemnités journalières de Sécurité Sociale couvrant des périodes remontant à 5 ans en arrière, aussi vérifiez bien sur vos bulletins de paie que les retenues effectuées par le BHV au titre de la subrogation des Indemnités Journalières de Sécurité Sociale(IJSS) ne sont pas prescrites par la loi.

Dans le cas contraire, réclamez le remboursement des indemnités litigieuses.