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Mon mur des cons

Je sais, on est tous le con de quelqu’un. Mais quoi, ne peut-on se laisser aller à rêver ?

En tant que salarié mon « mur des cons » serait décoré des photos  de nos dirigeants.

D’abord il y aurait ceux qui, en plein essor économique quand le BHV était reconnu pour son expertise dans de nombreux domaines, n’ont pas su conquérir les marchés qui s’offraient à eux. En bourgeois adeptes de la gestion patrimoniale et de la rente, alors qu’ils auraient pu développer des enseignes spécialisées, ils se sont contentés d’engranger de la trésorerie. A tel point que la rentabilité financière était devenue plus importante que la rentabilité d’exploitation. Si il y avait eu un peu plus de prise de risque et d’investissements productifs  aujourd’hui, nous aurions des « BHV Bricolage », des « BHV Literies », des « BHV Décoration », des « BHV Papeterie et Arts Créatifs » émaillant tout l’hexagone. Ils ont bien essayé de diversifier en créant une chaine de Disquaire  « MUSIC WAY » !!! Visionnaire non ? Ils ont aussi voulu dupliquer le concept Grand Magasin mais sans la bonne superficie ni la bonne zone de chalandise, donc rustine après rustine, leurs baudruches se sont dégonflées.

Et puis il y a eu l’arrivée des GL, qui après s’être largement servi dans la trésorerie du BHV ont mis en place d’autres dirigeants tout aussi éclairés et à même de décorer mon « Mur des Cons ». Des utopistes voulant transformer le bazar en BAAZAR. Des escrocs espérant faire du Grand Magasin un Grand Commerce de Bric à Brac d’Import Asiatique. D’autres encore, fils de…, imaginant qu’une entreprise se gère comme une partition de jazz, laissant l’improvisation faire son œuvre.

Je sais, je ressasse souvent cette litanie « Qu’ont-ils fait de tout nos savoir-faire et de toutes nos énergies », quand j’imagine ce que nous aurions pu être et ce que nous sommes devenus, l’envie de jeter des fléchettes sur mon «Mur des Cons »  est irrépressible.

Aujourd’hui d’autres femmes et hommes ont le destin de l’Entreprise entre leurs mains. Ce qu’ils en font ou ce qu’ils veulent en faire nous le vivons au quotidien. A chacun de juger suivant son passé dans l’entreprise ou suivant l’avenir qu’il s’y donne.

Ce que j’espère c’est que jamais ils ne viennent décorer mon « Mur des Cons » car, il est possible que ce soit les derniers.

temps des cerises numéro 19 juillet aout 2013

Alain HIMBERT

contact associatif

AC ! Agir Ensemble Contre le Chômage ! 21Ter, rue Voltaire – 75011 PARIS Tel : 01 42 63 15 33 Fax : 01 42 63 15 18  E-mail : ac@agirensemblecontrelechomage.org Site web : http://www.agirensemblecontrelechom…


ACRIMED Action-Critique-Médias 39, rue du Fg Saint-Martin – 75010 PARIS Tel : 09 52 86 52 91 E-mail : admin@acrimed.org Site Web : http://www.acrimed.org


ACT UP Paris 45, rue Sedaine – 75011 Paris B.P. 287 – 75525 Paris cedex 11  Tel : 01 49 29 44 75 Fax : 01 48 06 16 74  E-mail : via le site web Site web : http://www.actupparis.org


AITEC Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs 21 ter rue Voltaire – 75 011 PARIS  Tél. : 01 43 71 22 22  Fax : 01 43 67 16 42 E-mail : aitec@reseau-ipam.org Site web : http://www.reseau-ipam.org/aitec


Les Amis de la Commune de Paris – 1871 2B rue Jules Ferry 93100 Montreuil Tel : 01 45 81 60 54 Fax : 01 45 81 47 91 E-mail : amis@commune1871.org Site web : http://www.commune1871.org


Les Amis de la Terre 2B, rue Jules Ferry- 93 100 Montreuil Tel : 01 48 51 32 22 Fax : 01 48 51 95 12 E-mail : France@amisdelaterre.org Site web : http://www.amisdelaterre.org


Amnesty international Site Web : http://www.amnesty.org/fr


Amnesty international France 72-76, bd de la Villette – 75 940 Paris cedex 19 Tel : 01 53 38 65 65 Fax : 01 53 38 55 00 Site Web : http://www.amnesty.fr


ANAFE Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers21 ter, rue Voltaire – 75011 Paris Tel / Fax : 01 43 67 27 52 Permanence téléphonique zone d’attente : 01 42 08 69 93 E-mail : contact@anafe.org Site web : http://www.anafe.org


APEIS Association pour l’emploi, l’information et la solidarité des chômeurs et des travailleurs précaires 8 rue de verdun 94 800 Villejuif Tel : 01 46 82 52 25 Fax : 01 45 73 25 61 E-mail : apeis@freesurf.fr Site web : http://www.apeis.org


ATTAC – France Association pour une taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris Tél : 01 56 06 43 60 E-mail : attacfr@attac.org Site web : http://france.attac.org


CADTM Comité pour l’annulation de la dette du Tiers monde Secrétariat International : 345 avenue de l’Observatoire 4000 Liège Belgique Tel : (++32) (0)4 226 62 85  E-mail : info@cadtm.org Site Web : http://www.cadtm.org


CAL Comité Actions Logement 6 rue de la Goutte d’Or – 75 018 Paris Tel / Fax : 01-42-57-14-62  E-Mail : cal@comite-actions-logement.org Site web : http://www.comite-actions-logement.org


Canal Marches 122 rue des Couronnes -  75 020 Paris E-Mail : contact@canalmarches.org Site Web : http://www.canalmarches.org


CCIPPP Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris E-Mail : contact@protection-palestine.org Site Web : http://www.protection-palestine.org


CEDETIM Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale 21 ter, rue Voltaire – 75011 Paris Tel : 01 43 71 62 12 Fax : 01 43 67 16 42 E-mail : cedetim@reseau-ipam.org Site web : http://www.cedetim.org


CIMADE Association de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile 64 rue Clisson 75013 Paris Tel : 01 44 18 60 50 Fax : 01 45 56 08 59 E-Mail : infos@lacimade.org Site Web : http://www.cimade.org


CLARIS site web : http://www.groupeclaris.com


Collectif national pour les droits des femmes 21 ter rue Voltaire – 75011 Paris Tel : 01 43 56 36 48  E-mail : colcadac@club-internet.fr Site web : http://www.collectifdroitsdesfemmes.org


Confédération Paysanne 81 avenue de la République – 93170 Bagnolet tel : 01 43 62 04 04 fax : 01 43 62 80 03  E-mail : contact@confederationpaysanne.fr Site wzb : http://www.confederationpaysanne.fr


Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France 14-16 Quai de la Charente – 75019 Paris Tel : 01 40 34 59 74  Site web : http://cip-idf.ouvaton.org


(fondation) COPERNIC BP 32 – 75921 Paris cedex 19 Tel : 06 75 25 77 76  E-mail : fondation.copernic@ras.eu.org Site web : http://www.fondation-copernic.org


CRID Centre de recherche et d’information pour le développement 14, passage Dubail – 75010 Paris Tel : 01 44 72 07 71 Fax : 01 44 72 06 84 E-mail : contact@crid.asso.fr Site Web : http://www.crid.asso.fr


Culture et Liberté 5 rue Saint Vincent de Paul – 75010 Paris Tel : 01 47 70 37 50 Fax : 01 47 70 37 55 E-Mail : cel@culture-et-liberte.asso.fr Site Web : http://www.culture-et-liberte.asso.fr


DAL Droit au logement 29 avenue Ledru Rollin 75012 Paris Tel : 01 42 78 22 00 E-mail : sec@droitaulogement.org Site web : http://www.globenet.org/dal


Droits Devant !! 10 rue Lacaze 75014 Paris Tel : 01 42 58 82 22 Fax : 01 42 58 82 21 E-mail : administrateur@droitsdevant.org Site web : http://www.droitsdevant.org


FASTI Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés 58, rue des Amandiers – 75020 Paris Tel : 01 58 53 58 53 Fax : 01 58 53 58 43 E-mail : solidarite@fasti.org Site web : http://www.fasti.org


Génération Précaire E-mail : contact@generation-precaire.org Site Web : http://www.generation-precaire.org


GISTI Groupe d’information et de soutien des immigrés 3 villa Marcès – 75011 Paris Permanence juridique (15 H / 18 H) : 01 43 14 60 66  E-mail : gisti@gisti.org Site web : http://www.gisti.org


Greenpeace France 13 rue d’Enghien 75010 Paris Tel : 01 80 96 96 96 Site web : http://www.greenpeace.org/france/fr


Ligue des droits de l’homme 138, rue Marcadet – 75018 Paris Tel : 01 56 55 51 00 Fax : 01 42 55 51 81 E-mail : ldh@ldh-france.org Site Web : http://www.ldh-france.org


Jeudi Noir Les galériens du logement E-Mail : contact@jeudi-noir.org Site Web : http://www.jeudi-noir.org


(réseau des) Marches européennes contre le chômage, la précarité et l’exclusion 104 rue des couronnes – 75020 Paris E-mail : euromarches@ras.eu.org Site web : http://www.euromarches.org


Marche Mondiale des Femmes C/O SUD PTT 25/27 rue des Envierges – 75020 Paris Tel : 06 80 63 95 25 E-mail : marchfem@ras.eu.org Site Web : http://www.marchemondiale.org


MNCP Mouvement national des chômeurs et précaires 17 rue de Lancry – 75010 PARIS Tel : 01 40 03 90 66 Fax : 01 40 03 90 67 E-mail : mncp.national@free.fr Site web : http://mncp.mncp.free.fr


Mouvement de la Paix 9, rue Dulcie September – 93 400 St Ouen Tel : 01 40 12 09 12 Fax : 01 40 11 57 87 E-Mail : national@mvtpaix.org Site web : http://www.mvtpaix.org


MRAP Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples43 bd de Magenta – 75010 Paris Tel : 01 53 38 99 99 E-mail : mrap@ras.eu.org Site web : http://www.mrap.fr


No Vox Site web : http://www.novox.ras.eu.org


Observatoire des inégalités    38 rue de la Fuye 37000 Tours Tel : 02 47 44 63 08 E-mail : contact@inegalites.fr Site web : http://www.inegalites.fr


OIP Observatoire international des prisons – section française 7 bis rue Riquet 75019 Paris Tel. : 01 44 52 87 90 Fax : 01 44 52 88 09 E-Mail : contact@oip.org Site Web : http://www.oip.org


OXFAM France – AGIR ICI 104 rue Oberkampf – 75011 Paris Tel : 01 77 35 75 80 E-mail : info@oxfamfrance.org Site web : http://www.oxfamfrance.org


RAJFIRE Réseau pour l’autonomie juridique des femmes immigréesc/o Maison des femmes – 163, rue de Charenton – 75012 Paris Tél : 01 44 75 51 27 E-mMail : rajfir@wanadoo.fr


RESF Réseau Education Sans Frontières C/o EDMP, 8 impasse Crozatier 75 012 Paris E-Mail : contact@educationsansfrontieres.org Site Web : http://www.educationsansfrontieres.org


(réseau) Stop précarité tel : 06 09 53 68 08 Site web : http://www.stop-precarite.org


(réseau) Sortir du Nucléaire 9 rue Dumenge 69317 Lyon Cedex 04 Tel : 04 78 28 29 22 Fax : 04 72 07 70 04 E-Mail : contact@sortirdunucleaire.org Site Web : http://www.sortirdunucleaire.org


Sida Info Service Tel : 0800 840 800 et 01 55 25 13 53 Site Web : http://www.sida-info-service.org


SOS Homophobie Tel : 08 10 10 81 35 et 01 48 06 42 41 E-Mail : sos@sos-homophobie.org Site Web : http://www.sos-homophobie.org


Syndicat des avocats de France – SAF 34, rue St- Lazare  75 009 Paris Tel : 01 42 82 01 26  Fax : 01 45 26 01 55  Site Web : http://www.lesaf.org


Syndicat de la magistrature 12-14, rue Charles Fourier  75 013 Paris Tel : 01 48 05 47 88 Fax : 01 47 00 16 05 E-mail : webmaster@syndicat-magistrature.org Site web : http://www.syndicat-magistrature.org


Uni-e-s Contre une Immigration Jetable C/o CEDETIM (immigration jetable) 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris E-Mail : immigration.jetable@rezo.net Site Web : http://www.contreimmigrationjetable.org


Via Campesina Secretaría Operativa / Operative Secretariat Tegucigalpa Apdo. Postal 3628MDC – Honduras, C.A. Tel : + 504-2394679  Fax : + 504-2359915  E-mail : viacam@gbm.hn Site web : http://www.viacampesina.org


Vigilance Initiatives Sociales Antifascistes (VISA) Informations Syndicales Antifascistes 80-82, rue de Montreuil – 75011 Paris Fax : 01 48 36 66 33 E-mail : assovisa@gmail.com Site Web : http://isa.isa-geek.net

 

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

mericLe fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant
antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses
agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des
actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques
nauséabondes.

Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir
pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes
fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été
l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de
ses idées xénophobes et racistes.

L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la
dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui,
l’histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des
expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il
est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel.
Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les
personnes issu-es de l’immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des
militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France
comme à travers toute l’Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte
l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de
chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de
mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements,
fermetures d’entreprises… Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut
reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses
que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire
publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus
nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.

Unité contre le fascisme et l’extrême-droite !
Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h
Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d’autres villes.
Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste
nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont
différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de
la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême-droite !
Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on
compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.

Premiers signataires (au 19 juin) :

AC !, Act Up Paris, Action antifasciste Paris Banlieue, ACTIT, AFASPA, Alternative Libertaire,
AIDES, APEIS, ATMF, ASEFRR (Association de solidarité en Essonne avec les familles Roms
Roumaines), ATTAC France, CAAC (Collectif des associations et ami-es des Comores), CADAC,
CEDETIM/IPAM, CGA, CGT Educ’action, CNDF, CNT-f, CNT-SO, Collectif Antifasciste Paris
Banlieue, Collectif antifasciste Marne-la-Vallée, Collectif CIVG Tenon, Collectif Hétéros au boulot,
Collectif Oui Oui Oui, Collectif VAN (Vigilance arménienne contre le négationnisme), Collectif de
Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Comité de soutien au Peuple Basque, CONEX
(Coordination nationale contre l’extrême droite), Confédération paysanne, Convergence et
Alternative, DAL, DIDF, Droits devant !!, EELV, FA, FASE, FASTI (Fédération des associations de
solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s), Fédération Anarchiste, Fédération Sud
Education, Femmes Egalité, FIDL, FSU, Fondation Copernic, Front de gauche Latinos, GARçES,
Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la
pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Lesbiennes of Color, Les
Debunkers, Les Effronté-e-s, Living room project Marne la Vallée, Marche Mondiale des femmes,
Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, 9eme
Collectif Sans Papiers, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Planning familial, Ras l’Front Marne-
la-Vallée, Ras l’Front 38, RedSkins Limoges, REFLExes, République et Socialisme, Réseau pour un
avenir sans fascisme, SKB (Union des femmes socialistes de Turquie/France), SGEN-CFDT
Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, SNPTES-UNSA, SNTRS-CGT,
Solidaires Etudiant-Es, SOS Homophobie, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, STRASS, SUD
Culture Solidaires, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UJFP, UNEF,
Union syndicale Solidaires, UNL, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…

ACCORD SECURISATION DE L’EMPLOI :

francoisL’accord du 11 janvier 2013 signé par le patronat et trois syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, CGC) représentant 38,7 % des voix aux dernières élections Prud’homales, marque une étape dans les relations sociales Françaises. Rarement un accord de ce niveau n’aura entériné autant de reculs pour les salariés.

Ainsi, ce n’est pas de sécurisation de l’emploi dont il est question dans cet accord élaboré par le MEDEF, car la sécurisation n’y est conçue qu’au profit des entreprises pour se prémunir de toute obligation de transparence et de justification, et se constituer une véritable immunité judiciaire.

Les contreparties lâchées par le patronat aux syndicats signataires ne sont que des mesurettes qui n’ont en réalité pas d’autre objectif que de créer un véritable statut de la précarité pour mieux développer ce marché du travail précaire qui désespère tant les salariés, ainsi :

La taxation des CDD courts sera aisément contournée en allongeant la durée des contrats au-delà des seuils, ou en remplaçant les CDD par des contrats d’intérim ; le coût de ce dispositif estimé à 110 millions d’€uros pour le patronat sera largement compensé par la réduction des cotisations sociales de 155 millions d’€uros obtenues par le biais des embauches de CDI de jeunes de moins de 26 ans.
La couverture Santé Complémentaire Généralisée, elle est renvoyée à la négociation de branche et en cas d’échec, ce n’est qu’en 2016 que toutes les entreprises seront tenues d’assurer la couverture d’un « panier de soins » limité, le tout financé à moitié par les salariés. Cette pseudo avancée s’inscrit dans une dégradation générale des remboursements de santé et se fera au seul profit des assurances privées qui voient là un marché juteux.
Les droits rechargeables des chômeurs renvoyés à la renégociation de la Convention UNEDIC, sans « aggraver le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage » équivaut à dire que ce qui sera donné à certains chômeurs sera enlevé à d’autres…

Le patronat quant à lui peut se féliciter de l’accord. Il gagne à la fois une plus grande flexibilité et une plus grande sécurité juridique, car il obtient tout ce qu’il rêvait depuis des décennies, ainsi :

- En cas de baisse d’activité, les employeurs pourront au travers d’accords majoritaires des organisations syndicales, entreprise par entreprise : Moduler, Augmenter le temps de travail et Baisser les salaires, le refus du salarié donnant lieu à la rupture du contrat de travail pour motif économique non contestable, l’accord majoritaire des organisations syndicales de l’entreprise lui conférant une cause réelle et sérieuse.

- Pour le Personnel Temps Partiel, l’accord prévoit le lissage du temps partiel sur l’année, exemple : un temps partiel de 24 heures hebdomadaire ne sera plus apprécié et calculé hebdomadairement, mais sur l’année au gré de l’activité, le personnel Temps Partiel se verra donc imposé une flexibilité et une modulation horaire inconciliable avec la vie personnelle.

Mais cet accord de dupes, s’il a le malheur d’exister doit être ratifié par le parlement et c’est maintenant qu’il nous faut peser pour que les Elus de la Nation le réforme totalement, car la majorité de gauche au Parlement n’a pas été élue pour mener une politique d’inspiration aussi nettement libérale.

Car ne nous leurrons pas, la véritable sécurité pour le salarié, c’est celle de conserver son emploi, ou d’en retrouver un, pérenne et digne, dans des délais très brefs, et non celle consistant à obtenir des droits sociaux maintenus en cas de perte d’emploi en contrepartie de la possibilité de perdre plus facilement celui-ci.

Tant il est vrai qu’il est totalement illusoire d’obtenir des droits nouveaux potentiels pour les salariés les plus précaires si cela se fait en contrepartie d’une précarisation générale de l’ensemble des salariés.

Sylvie NICOLIER

les bons conseils de mamie Louise

NOUVEAUX DELAIS DE PRESCRIPTION POUR LES PRESTATIONS SOCIALES

Vérifiez vos bulletins de paie

Selon la loi du 17 juin 2008 et la Circulaire DSS/2010/260 du 12/07/2010,

 « Les prestations Assurances Décès, Maladie, Maternité, Accidents du Travail et Allocations Familiales sont prescrites après 2 ans que les conditions pour recevoir les prestations ont été remplies »

Ainsi, selon les articles L. 332-1, L.431-2 et L.553-1 du Code de la Sécurité Sociale, nul ne peut (Sécurité Sociale, Caisse d’Allocations familiales ou Employeur en cas de subrogation des indemnités journalières) réclamer un trop perçu de  prestations sociales quelconques au-delà de 2 ans après leur paiement initial.

Le BHV quant à lui continue de considérer que le délai de prescription est toujours de 5 ans et effectue allègrement des retenues sur salaires d’indemnités journalières de Sécurité Sociale couvrant des périodes remontant à 5 ans en arrière, aussi vérifiez bien sur vos bulletins de paie que les retenues effectuées par le BHV au titre de la subrogation des Indemnités Journalières de Sécurité Sociale(IJSS) ne sont pas prescrites par la loi.

Dans le cas contraire, réclamez le remboursement des indemnités litigieuses.

LUNDI DE PAQUES 2011 VICTOIRE JURIDIQUE

28 salariés du BHV Rivoli ont saisit le Conseil des Prud’hommes de Paris le 30 septembre 2011 accompagnés par le Syndicat SUD-SOLIDAIRES BHV qui s’est constitué partie Civile, afin d obtenir le paiement de la journée du Lundi de Pâques 2011 qu’ils avaient refusé de travailler et qui avait été retenue sur le salaire.

Par décision du 23 Novembre 2012, notifiée le 17 Janvier 2013, le juge prud’homal a condamné le BHV à régler à chacun des 28 salariés la journée du 25 avril 2011 au motif que le principe du volontariat posé par la Convention Collective des Grands Magasins et l’Accord 35 heures BHV n’a pas été respecté.

En l’espèce, le Conseil des Prud’hommes a estimé qu’il s’agissait d’un problème de droit de l’homme au travail dont les salariés demeurent titulaires même dans la sphère professionnelle, en s’appuyant sur l’article L. 1221-1 du Code du travail qui précise que :

- « Nul ne peut apporter aux droits et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché »

En effet, pour les juges Prud’homaux, l’activité commerciale un jour férié n’est pas un motif suffisamment sérieux et pertinent pour remettre en cause la liberté individuelle des salariés qui est un droit inaliénable que l’Employeur à l’obligation de respecter.
La seule restriction possible étant, selon cette juridiction, la journée de Solidarité qui contrairement aux ouvertures des magasins les jours fériés réalisées dans un but purement mercantile, est une journée nationale de solidarité intergénérationnelle.

Le BHV s’est bien évidemment empressé de faire appel de la décision, qui si elle est confirmée par la Cour d’Appel de Paris, fera jurisprudence dans la profession et permettra aux salariés du commerce de jouir pleinement de leur liberté de citoyen.

Halte à la casse

le bout du tunel

La fermeture des magasins de Rosny et de Rives d’Arcin a attristé toute l’équipe du syndicat Sud solidaires BHV, dont certain y on passé quelques années. Elles font suite à une dure période de réduction des coûts pour le groupe BHV, Groupe qui devient une portion congrue.

La décision commerciale dépend entièrement d’une politique malsaine, basé sur le seul profit des actionnaires qui souhaitent une rentabilité immédiate.

Passé sous silence les dividendes ont été versés allègrement aux gros bonnets tandis que les salariés et démonstrateurs voient leurs conditions de vie au travail se détériorer et un manque à gagner toujours plus criant.

De nombreux accords de principes, donne une image édulcoré de l’intérêt que porte le gouvernement à la classe sociale des exploités.

Nous avons eut droit à un accord stress national qui prévoit une attention particulière sur la souffrance au travail.

Des minimas sociaux sont en négociation, un plan social se profile pour essayer de recaser les 108 personnes laissées sur le carreau.

Il y a loin de la coupe aux lèvres, derrière des accords de méthode, l’entreprise BHV n’a pas cesser depuis des années de poursuivre sont travail de sape des acquis sociaux.

Nous constatons tous à n’importe quels niveaux que nous nous situons sur l’organigrame une perte partielle et toujours plus importante de notre autonomie dans le travail.

Devant un désintérêt profond voir un mépris affiché par les responsables d’une telle banqueroute et les solutions sur du court terme qui met le groupe BHV de plus en plus dans le rouge, nous devons organiser la résistance et nous en avons les moyens.

Nous en avons aussi l’obligation, se profile des arrangements entre « partenaires sociaux, patronat et la mairie de paris entrainant la population vers des possibilités d’ouvertures des magasins en zone touristique 7 jours sur 7.

Pour renouer avec la réussite, c’est une autre histoire qu’il faut construire

Le choix des salariés est tout autre, basé sur la confiance, la reconnaissance des capacités l’entraide et la perspective d’avenir à long terme

Ce choix, il nous faut l’imposer,

C’est par la lutte que nous maintiendrons le respect de notre vie privée.

Restons vigilant et Rendez vous prochainement dans l’action.

loi sur les retraites aout 2010

drapeaux solidaires &Retraites : un projet de loi inacceptable !

Relèvement de l’âge légal de la retraite, baisse des pensions par le report de l’âge de décote, allongement de la durée de cotisations nécessaire pour une retraite à taux plein les « solutions» du gouvernement ne s’en prennent qu’à une seule classe sociale, celle des travailleurs/ses. Salarié(e)s en activité, en retraite, au chômage, jeunes en formation : nous devrions payer une crise qui n’est pas la nôtre, mais bien celle de leur système capitaliste. Secteurs public et privé,nous sommes tous concerné(e)s !

Nous avons des propositions, car d’autres choix sont possibles

L’âge de la retraite, le niveau des pensions, le nombre d’années de cotisation, ne sont ni le résultat d’un calcul démographique, ni l’expression d’un équilibre économique neutre, ce sont des choix politiques.
Pour :
• le Maintien de l’âge actuel de départ en retraite
• le Départ anticipé pour les travaux pénibles
• les 37,5 annuités de cotisation pour une retraite
• le Maintien des régimes spéciaux
• l’Indexation des pensions sur les salaires
• Pas de retraite inférieure au SMIC
Contre :
 212 milliards d’euros de bénéfices pour les entreprises françaises du CAC 40 entre 2007 et 2009
 3 milliards par an de « niches fiscales » réservées aux 1% plus riches
 15 milliards d’exonérations de cotisations sociales (stock options, intéressement, à taux plein mesures « pour l’emploi »).
 36 milliards de dividendes distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2009.
 Entre 2004 et 2007, les 0,01% les mieux payé-e-s ont gagné 40% de plus

C’est possible de l’argent il y en a…

Pour obtenir le retrait de ce projet de loi et une amélioration de la protection sociale de tous, il faut construire la grève générale dans tout le pays.

Le 7 septembre, débute l’examen du projet de loi au Parlement, la Grève et manifestations seront partout en France à l’appel de tous les syndicats. Le syndicat Sud Solidaires BHV appelle ses adhérents et sympathisants à participer à cette action nationale. Pour Paris, rendez vous au 1 rue des archives à 14 h00.

Eric Woerth, ministre du Travail, assure l’avenir de ses riches ami-e-s, Bettancourt et compagnie …
Occupons-nous de notre avenir à nous, de nos retraites !

fanaticus « Ou le partage de nos passions »

Cette rubrique s’adresse à tous les passionnés « FANATICUS » qui souhaitent partager leur centre d’intérêt, qu’ils soient d’ordre artistique, artisanal, etc…, afin de faire découvrir à nos internautes d’autres possibles et d’autres rivages que notre « train -train quotidien »
Si vous souhaitez participer à cette rubrique, envoyez-nous vos propositions.

cassation forfait jour cadre

cassation: Cour de cassation
Formation: Chambre sociale
Date de la décision: mercredi 31 janvier 2007
N°: 05-17216

Solution: Rejet

Président: Président : M. BOURET conseiller

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l’arrêt suivant :

Attendu que selon les articles 12 bis de la convention collective nationale des cadres des grands magasins du 8 octobre 1982 et 17 de la convention collective des cadres des magasins populaires de la même date, les cadres dont le jour habituel de repos coïncidait avec un jour férié bénéficiaient d’un jour supplémentaire de congé ; que l’union des commerces de centre ville (UCV) a dénoncé ces conventions le 27 mars 1998 pour le 1er janvier 1999 ; qu’elles ont cessé de produire effet le 1er janvier 2000 ; qu’une nouvelle convention a été signée le 30 juin 2000 entre l’UCV et divers syndicats qui excluait dans son article 7-11 les cadres du bénéfice des dispositions conventionnelles relatives à la durée du travail, dont celles relatives aux jours fériés, en renvoyant à des dispositions spécifiques l’aménagement et la réduction du temps de travail de cette catégorie de salariés ; qu’en application de cette convention des accords d’entreprises ont été ultérieurement conclus en particulier pour les sociétés Monoprix et Prisunic ainsi que pour les Galeries Lafayette qui instituaient des régimes de forfait jour pour certains cadres ; que la fédération nationale de l’encadrement du commerce et des services (FNECS-CGC) a saisi le tribunal de grande instance de demandes tendant notamment à ordonner aux sociétés Monoprix, Prisunic exploitation, Bon Marché, Galeries Lafayettes, BHV et Samaritaine de continuer à faire bénéficier les cadres présents dans leurs effectifs au 31 décembre 1999, des dispositions des anciennes conventions collectives relatives aux jours fériés en faisant valoir qu’il s’agissait d’avantages individuels acquis ;

Sur le moyen unique du pourvoi principal pris en ses quatres premières branches et le moyen unique du pourvoi incident :

Attendu que les sociétés Monoprix et Prisunic exploitation, d’une part, Galeries Lafayette et BHV d’autre part font grief à l’arrêt attaqué (Paris, 21 avril 2004) de leur avoir ordonné ainsi qu’aux autres sociétés de continuer d’appliquer les dispositions des articles 12 bis de la convention collective des cadres des grands magasins, et 17 de la convention collective des cadres des magasins populaires aux salariés cadres présents dans leurs effectifs au 31 décembre 1999, alors, selon le moyen des sociétés Monoprix et Prisunic exploitation :

1 / que lorsqu’une convention collective a été dénoncée, les salariés des entreprises concernées ne conservent les avantages individuels qu’ils ont acquis que si les négociations engagées à la suite de la dénonciation n’ont pas abouti à la conclusion d’une nouvelle convention ; que la cour d’appel a constaté qu’une nouvelle convention collective, signée le 30 juin 2000, avait remplacé les conventions collectives des cadres des grands magasins et des magasins populaires ;

qu’en décidant néanmoins que les cadres des sociétés Monoprix et Prisunic exploitation avaient conservé les avantages individuels acquis résultant des dispositions des articles 12 bis de la convention collective des cadres des grands magasins et 17 de la convention collective des cadres des magasins populaires, la cour d’appel a violé l’article L. 132-8 du code du travail ;

2 / que l’article 2.5 de la convention collective nationale des grands magasins et des magasins populaires signée le 30 juin 2000, selon lequel  » conformément à la législation en vigueur, et sous réserve des décisions de modification ou de substitution qui pourront être prises par accord, la présente convention ne peut être l’occasion d’une réduction des avantages individuellement acquis « , qui réservait expressément les stipulations contraires, ne pouvait avoir pour effet d’écarter l’article 7.11 de la même convention qui renvoyait à la négociation collective d’entreprise les nouvelles règles applicables à l’aménagement et à la réduction du temps de travail des cadres des entreprises concernées ;

qu’un tel accord a été conclu par les exposantes et les organisations professionnelles syndicales le 28 septembre 2000, qui ne reprenait pas la règle antérieure afférente pour les cadres, ceux-ci bénéficiant désormais de conventions de forfait ; qu’en énonçant néanmoins qu’en vertu de l’article 2.5 de la convention collective nationale des grands magasins et des magasins populaires, les parties n’avaient pas entendu écarter la stipulation accordant un jour supplémentaire de congé aux salariés cadres dont le repos habituel coïncidait avec un jour férié, la cour d’appel a violé cette disposition ;

3 / subsidiairement que les salariés conservent les seuls avantages individuels qu’ils ont acquis avant la dénonciation de la convention collective de travail les concernant, en l’absence de convention de substitution ; que seul un droit dont le salarié bénéficiait à titre personnel avant cette dénonciation a la nature d un avantage individuel acquis ; que la stipulation d’une convention collective qui accordait un jour supplémentaire de congé aux salariés cadres dont le jour de repos habituel coïncidait avec un jour férié n’était pas un avantage individuel, dès lors qu’il n avait pour but que de traiter de façon identique les salariés quant au bénéfice des jours fériés ; qu’en se bornant à énoncer que la nature de la stipulation en cause profitait individuellement à chaque cadre se trouvant dans cette situation, quand seul l’avantage dont le salarié bénéficiait à titre personnel a la nature un avantage individuel acquis, la cour d’appel a violé l’article L. 132-8 du code du travail ;

4 / que les salariés conservent les seuls avantages individuels qu’ils ont acquis avant la dénonciation de la convention collective de travail les concernant, en l’absence de convention de substitution ; que seul un droit dont le salarié avait déjà effectivement bénéficié à titre personnel avant cette dénonciation a la nature d’un avantage individuel acquis ; qu’en condamnant les sociétés Monoprix et Prisunic exploitation de continuer d’appliquer les dispositions des articles 12 bis de la convention cadre des Grands magasins, et 17 de la convention collective cadre des Magasins Populaires à tous les salariés cadres présents dans leurs effectifs au 31 décembre 1999, sans distinguer entre les cadres qui en avaient déjà bénéficié de ce droit et ceux qui n’en avaient pas bénéficié, la cour d appel a encore violé l’article L. 132-8 du code de travail ;

et alors, selon le moyen du pourvoi incident des sociétés Galeries Lafayette et BHV

1 / que, lorsqu’une convention collective a été dénoncée, les salariés des entreprises concernées ne conservent les avantages individuels qu’ils ont acquis en vertu de la convention collective dénoncée que si les négociations engagées dans le délai de l’article L. 132-8 n’ont pas abouti à la conclusion d’une convention collective de substitution ;

qu’ayant constaté qu’une nouvelle convention collective unique, signée le 30 juin 2000, avait remplacé les Conventions collectives des cadres des Grands Magasins et des Magasins Populaires, viole le texte susvisé l’arrêt attaqué qui décide néanmoins que les cadres des sociétés Galeries Lafayette et BHV ont conservé les avantages individuels acquis résultant des conventions collectives dénoncées ;

2/ que ne justifie pas légalement sa solution au regard de l’article L. 132-8 du code du travail, l’arrêt attaqué qui exclut l’existence de tout accord de substitution concernant la société Galeries Lafayette, sans tenir compte du fait que le régime des jours fériés des cadres a fait l’objet, au sein de cette société, d’un accord sur l’aménagement et la réduction du temps de travail du 3 octobre 2000 dont l’entrée en vigueur rétroagissait au 1er janvier 2000, dernier jour du délai d’un an prescrit par le texte susvisé pour la signature d’un accord de substitution (moyen soulevé dans les conclusions d’appel de la société Galeries Lafayette, p. 12 et 13) ;

3 / que l’article 2.5 de la Convention collective nationale des Grands Magasins et des Magasins Populaires signée le 30 juin 2000, selon lequel  » conformément à la législation en vigueur, et sous réserve des décisions de modification ou de substitution qui pourront être prises par accord, la présente convention ne peut être l’occasion d’une réduction des avantages individuellement acquis « , qui réserve expressément les stipulations contraires, ne peut avoir pour effet d’écarter l’article 7.11 de la même convention qui renvoie à la négociation collective d’entreprise les nouvelles règles applicables à l’aménagement et à la réduction du temps de travail des cadres des entreprises concernées ; que de tels accords d’entreprise ont été conclus par la société Galeries Lafayette le 3 octobre 2000 et par la société BHV le 21 juillet 2000, pour régler spécifiquement la question des jours fériés ; qu’il s’ensuit qu’en retenant qu’en vertu de l’article 2-5 de la nouvelle convention collective, les stipulations des anciennes conventions collectives relatives aux jours fériés sont maintenues au titre d’avantages individuels acquis, la cour d’appel a violé cette disposition conventionnelle et les articles L. 131-1 et suivants du code du travail ;

4 / qu’en l’absence de convention de substitution, seuls des avantages individuels peuvent demeurer acquis et non des avantages collectifs ; que les avantages sont qualifiés d’individuels ou de collectifs en vertu de leur objet ; que sont considérés comme collectifs les avantages accordés à la collectivité des salariés ; que l’attribution d’un jour de repos supplémentaire dans l’hypothèse où un jour férié tombe un jour habituellement non travaillé est un avantage collectif et non un avantage individuel parce qu’il constitue un système d’organisation du temps de travail dû notamment au fait que les grands magasins sont ouverts à la clientèle 6 jours sur 7 ; qu’il s’ensuit que viole l’article L. 132-8 du code du travail l’arrêt attaqué qui retient que les avantages litigieux relatifs aux jours fériés dérivant des anciennes conventions collectives dénoncées constituent des avantages individuels acquis conservés par les cadres ;

5 / Et qu’en l’absence de convention de substitution, les salariés ne conservent que les droits individuels qu’ils ont acquis avant la dénonciation de la convention collective ; que seul un avantage dont le salarié a déjà effectivement bénéficié à titre personnel avant la dénonciation a la nature d’un avantage individuel acquis ; qu’il s’ensuit qu’en condamnant les sociétés Galeries Lafayette et BHV à continuer à appliquer les dispositions litigieuses des conventions collectives dénoncées à tous les cadres présents dans leurs effectifs au 31 décembre 1999, sans distinguer entre les cadres qui en avaient déjà bénéficié et ceux qui n’en avaient pas bénéficié, la cour d’appel a violé l’article L. 132-8 du code du travail ;

Mais attendu d’une part qu’il résulte des dispositions d’ordre public de l’article L. 132-8, alinéa 6, du code du travail que lorsque la convention ou l’accord qui a été dénoncé n’a pas été remplacé dans les délais prévus par le troisième alinéa de ce texte, les salariés des entreprises concernées conservent les avantages individuels qu’ils ont acquis et qui sont ainsi intégrés au contrat de travail, peu important les dispositions des conventions ou accords conclus ultérieurement ;

Attendu d’autre part que constitue un avantage individuel acquis, un avantage qui au jour de la dénonciation de la convention ou de l’accord collectif procurait au salarié une rémunération ou un droit dont il bénéficiait à titre personnel et qui correspondait à un droit déjà ouvert et non simplement éventuel ;

D’où il suit que la cour d’appel qui a constaté que la convention de substitution avait été signée postérieurement à l’expiration du délai prévu par l’article L. 132-8, alinéa 3, et que le bénéfice d’un jour de repos congé supplémentaire lorsqu’un jour férié coïncide avec un jour de repos hebdomadaire profitait individuellement à chaque cadre se trouvant dans cette situation, en a exactement déduit que cet avantage était acquis à l’expiration de ce délai ; que les moyens ne sont pas fondés ;

Et sur la cinquième branche du moyen unique du pourvoi principal :

Attendu que les sociétés Monoprix et Prisunic font encore grief à l’arrêt d’avoir statué comme elle l’ a fait en excluant seulement les cadres qui auraient signé un avenant à leur contrat de travail par lequel ils renonceraient expressément à cet avantage individuel acquis alors, selon le moyen que  » l’avantage individuellement acquis, qui s’incorpore au contrat de travail, peut faire l’objet d’une renonciation par le salarié, à la seule condition qu’elle exprime la volonté non équivoque de celui-ci ;

que, dans leurs conclusions récapitulatives (p. 11 et 12), les exposantes soutenaient que les cadres concernés avaient, en raison de la signature par eux d’avenants à leur contrat de travail en vue de la mise en place de conventions de forfait, valablement renoncé à l’avantage en cause ; qu’en énonçant pourtant que seuls les cadres des entreprises concernées qui auraient signé un avenant à leur contrat de travail par lequel ils renonçaient expressément à cet avantage individuel acquis perdaient tout droit à ce dernier, quand une renonciation exprimant la volonté non équivoque du salarié à renoncer à cet avantage suffisait à cet égard, la cour d’appel a violé ensemble les articles 1134 du code civil et L. 132-8 du code du travail » ;

Mais attendu que la cour d’appel a pu déduire de l’absence de toute mention expresse relative à l’avantage relatif aux jours fériés dans les conventions individuelles de forfait signées que celles-ci n’emportaient pas une renonciation sans équivoque à l’avantage individuel acquis tiré des conventions dénoncées ; que le moyen n’est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE les pourvois, tant principal qu’incident ;

Condamne les sociétés Monoprix et Prisunic exploitation aux dépens ;

Vu l’article 700 du nouveau code de procédure civile, condamne les sociétés Monoprix et Prisunic exploitation à payer au syndicat FNECS-CGC Fédération nationale de l’encadrement du commerce et des services la somme de 2 500 euros ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, prononcé et signé par M. X…, conseiller le plus ancien en ayant délibéré, conformément à l’article 452 du nouveau code de procédure civile, en l’audience publique du 31 janvier 2007 ;

Décision attaquée: cour d’appel de Paris (18e chambre C) 2005-04-21 du jeudi 21 avril 2005